par Archimonde (S. H.), le 31/12/2007
Quand on parle de Pékin, la première image qui nous traverse l’esprit c’est celle d’une ville millénaire entourée des trois côtés par les montagnes. Une mégalopole qui, jadis a connu plusieurs invasions d’où l’existence d’un mur de protection qui l’encercle et s’étend sur tout son territoire.
La Corée, le pays qui aime les grands ensembles ?
Première partie
Deuxième partie
Il n'est pas certain que la Corée aime les tanji. Cho Sehui raconte les drames personnels survenus lors de l'élimination des quartiers anciens dans La Petite Balle lancée par un nain, grand succès littéraire de la fin des années 1970. Surtout, comme on me l'a expliqué, les habitants n'ont pas réellement le choix : il n'y avait et il n'y a toujours pas d'alternative au système des tanji pour les classes moyennes.
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La rupture
(Suite de cet article)
Celui qui débarquerait à l'aéroport d'Incheon et rejoindrait en taxi Séoul ou n'importe quelle autre ville coréenne aurait du mal à reconnaître le pays évoqué dans les lignes qui précèdent. Utilisation du contexte dans l'architecture, gradation des espaces privés/publics, douceur des formes, choix des matériaux naturels : toute cette harmonie traditionnelle entre les constructions et la nature semble avoir, c'est le moins qu'on puisse dire, totalement disparu. Immeubles bas sans style, gratte-ciels en verre et surtout grands ensembles d'appartements tous identiques constituent de fait l'espace urbain de la Corée d'aujourd'hui, quelle que soit la ville, quel que soit l'environnement naturel.
Un paysage urbain contemporain (Suwon, près de Séoul) - © Thierry B.
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